Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 07:04

Je me suis dite que ce serait marrant d'écrire sur mon blog un an avant les événements précédents, puisque j'ai toujours quelques fidèles.En fait j'utilise certains articles pour l'écriture de mon roman qui est en cours.

La préface de mon roman à celui ou celle qui me fera la blague la plus drôle.

 

Je squatte Coconut City, appelée autrement Haikou, sur l'île de Hainan. Xiamen me manque énormément mais de toute façon j'ai toujours mon appart là-bas...j'ai absolument rien de passionnant à dire sur Haikou. Les mecs sont moches ça limite beaucoup et en plus je passe mon temps à faire chier les quelques potes que j'ai ici avec Xiamen, je pense qu'ils en ont marre de m'entendre dire que leur bled est merdique. Excusez mon honnêteté, le truc c'est que  je suis devenue pas très aimable et je m'en fiche complètement.

 

Je viens de relire mon dernier article...wow...j'avais oublié que Cong me faisait autant rire, quant à Chogtu je l'ai pas revu mais ça va se faire. Peu m'importe ceci dit, il est marié. Cong donc...je sais que les moments passés avec lui ont été très précieux, c'est quelqu'un que je n'oublierai pas. Je l'aime beaucoup il est toujours là dans mon coeur, et je pense à lui tous les jours...mais en un an il s'est passé tellement de choses...on a eu une idylle pathétique, que même Roméo et Juliette ne font pas le poids, car Cong et moi on est toujours en vie pour se rappeler des moments douteux qu'on a passés ensemble. C'était tortueux, difficile, hyper passionnel en même temps, physiquement je ne sais pas si je pourrai connaître ça encore...mentalement j'y suis très très attachée, mais relation impossible et un peu violente, malsaine, bref, difficile à expliquer mais dès qu'il est là le monde s'arrête un peu...et pourtant je ne l'aime pas. J'ai des sentiments incroyables, mais ce n'est pas de l'amour, puisque mon coeur est pris à 100% par ce monsieur qui me fait m'arracher les cheveux mais que j'aurai coute que coûte, sinon ma vie ne vaut pas la peine d'être vécue, que ce soit dit.

 

C'est vraiment fou ce qui peut se passer en un an, mais en un an, je suis restée attachée très très fort à mon monsieur, c'est un peu la seule chose stable qui se passe dans ma vie, à part mon amitié pour mes fidèles lecteurs, c'est l'écrivain qui n'a pas été très fidèle pour le coup...ma pause du midi est terminée, je retourne donc à mes moutons, il fait beau ici, il fait chaud, et j'attends les 3jours de congés qui se pointent pour me dorer la pillule toute la journée au soleil...et écrire mon bouquin, parce qu'au final je n'ai jamais vraiment eu envie de faire quoique ce soit d'autre pour moi-même...perfectionniste comme je suis je ne sais pas s'il sera terminé à la fin de l'année mais on essaie...la seule chose positive à Hainan, à part les noix de coco, c'est que j'arrive à écrire mon roman car je limite fortement ma vie sociale.  Juste envie de retourner à Xiamen....voyons où j'en serai dans un an....sauf si je susi de retour d'ici là!

 

Plein de baisers à tous!

 

Par Stéphanie/海冰
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 09:14
Voilà, j'y suis, assise au bureau dans le magasin, à devoir tout faire sans savoir par où commencer..à Xiamen il fait bon, c'est déjà ça...bon pas aujourd'hui mais c'est pas grave ça...il peut pas faire 25 tous les jours non plus...
J'ai déjà rencontré du monde, c'est la fête un peu tous les soirs ou presque, mais je devrais songer à me coucher plus tôt pour pas être dans un état pathétique tous les jours...hier, Grégory (mon collègue) et moi, à 8h du soir on pionçait. Me suis endormie en envoyant un sms,le téléphone à la main, bref voilà l'état....
Suis allée dans un bar/club qui s'appelle le 1801, un truc immense blindé de Chinois, tous super beaux, d'ailleurs je pense que les beaux gosses sont tous réunis à Xiamen, un gros condensé de tueries...j'ai cru que j'allais devenir aveugle ce jour-là...dans ce bar ya un mec qui jongle avec des bouteilles et des verres, qu'il enflamme accessoirement...c'était sûrement le seul mec pas beau du bar, mais je n'ai vu que lui dans son costume de James Bond...j'ai pas pu m'empêcher de lui donner ma carte de visite, et puis on a du s'envoyer 250 sms depuis en tout...en fait j'ai compté. On s'est revus on a erré dans une petite île juste en face d'où j'habite, ça ressemble un peu à Montmartre, ça monte et ça descend tout ça...puis on est allés manger des calamars, youpi! avant d'aller dans un bar où j'ai fait ma VIP, près du sien où son pote fait la même chose que lui en plus d'être un super magicien...la grande classe en fait...je ne sais pas ce que ça va donner tout ça...après on a fait les cons dans les rues jusqu'à 4h du matin...un truc de bien...oui oui je me levais à 7h30 le lendemain c'est bien ça...il faisait chaud ce jour-là à 4h du matin dans les rues..il m'a fait penser à Chogtu...on en revient souvent à lui...je sais pas pourquoi, mais il a toujours été celui qui savait me rendre heureuse, comme si aucun n'en avait été capable ni avant ni après...comme si c'était un don qu'il avait de pouvoir me faire oublier mes soucis et de me détendre complètement en oubliant le monde entier voire qui je suis, d'où je viens...juste le moment présent et puis c'est tout. Je pensais que ça se reproduirait jamais, c'était tellement incroyable, mais en fait si...je revis la même chose...différemment...j'ai un clown qui passe son temps à me faire rire et à oublier que d'autres choses existent que lui et moi. On a tellement ri ce jour-là que le lendemain j'ai passé la journée à me taper des fous rire toute seule à repenser à la veille. Je veux le revoir, c'est pas vraiment de l'amour mais c'est absolument dingue d'expérimenter ce genre de situation...t'as le sentiment d'être sous drogue mais tu l'es pas...t'es juste une sale gosse qui fait des conneries dehors et qui se marre pour rien, mais de toute façon tu ne veux rien d'autre que ça...
je dois vendre du vin, je ne sais pas comment je vais faire...va falloir bosser bosser bosser...comment je ne sais pas mais il va falloir le faire...pis je vais devoir partir à HK pour changer mon visa et puis retourner à shanghai pour la visite médicale et puis tout ça et puis tout ça...je vais me remettre au boulot de ce pas et attendre ou Chogtu que j'ai pas revu depuis 4 ans, ou Cong que je vais revoir sous peu, et puis je vais chercher des clients aussi...parce que c'est pas le tout mais faut travailler...les photos viendront..sur Facebook sûrement!
Par Stéphanie/海冰
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /Juil /2008 23:56
    Tiens, l'inspiration fuit déjà, avant même avoir tapé ne serait-ce qu'une malheureuse lettre sur mon clavier...On va faire avec. Me voilà donc avec Aurélie alias Jane à traîner dans les rues de Rouen en attendant le concert de Les Gouttes, des terrasses du jeudi...l'heure fatidique approche où je vais revoir le mec qui faisait battre mon coeur follement au lycée...ah ça y est je le revois et me revoilà plongée dix ans en arrière dans la cour du lycée Jeanne D'arc, lorsqu'à la pause le ciel se dérobait sous mes pieds, quand mes yeux avaient le bonheur de croiser ses cheveux, sa peau, ses yeux mais jamais son regard...fichtre! plus d'une fois j'ai tremblé, quelle naïveté! et puis vint le moment atroce où je lui avais déclaré ma flamme un soir de fête de la musique, un certain 21 juin 2000...1999? ahhhhhh ma mémoire flanche quand mon coeur bat la chamade...mais il s'agit d'un temps que les moins de vingt ans...
Jane me regarde drôlement tandis que je sirote mon café viennois et elle me dit qu'elle pourrait en faire un poème, de me voir dans cet état...mais quel état? Au final, que reste-t-il sinon des souvenirs de mes années adolescentes? Et puis je suis venue écouter le groupe, toute empreinte de curiosité que je suis, avec cette Jane dans les jupons, fan avant l'heure de ce groupe que je lui ai fait découvrir... Moi je ne suis pas fan, j'ai juste écouté quelques morceaux sur MySpace et j'aime bien...mais pour me conquérir, il en faut plus...mais the show must go on et puis ça démarre, tandis que je suis enfermée dans les toilettes dont j'ai du mal à sortir (pour la deuxième fois de la journée dans un endroit différent, applaudissez!)...Je cours reprendre ma place devant ce café viennois qui n'est plus viennois, et puis j'écoute, et puis Jane me regarde, et puis j'écoute...et puis j'adore et puis je veux le CD...rien à voir avec ce mec du lycée, qui a en fait un prénom, même si j'aurais jamais connu le groupe s'il avait pas été dedans...Bref j'adore surtout les paroles et surtout la musique...l'autre chanteur a un faux air d'Elijah Wood, à son grand honneur, et je me demande pourquoi j'entends jamais la guitare...pourtant il y en a deux, diantre! Non, décidément mes oreilles ne perçoivent clairement que la basse...je prends cela comme un appel pour ressortir  ma Yamaha, de son prénom Néphrite puisqu'elle aussi en a un,  de sa housse de protection pour gratter deux trois notes dessus...et puis c'est marrant, ça m'avait jamais fait ça mais à un moment donné mon coeur se met à battre au rythme de la basse, et je me demande pourquoi, et aussi si je dois avoir peur, et puis vu que j'ai pas la réponse, je me dis que peut-être je devrais faire avec et être contente...à l'heure actuelle il a repris son cours normal, mon coeur, mais en même temps c'est tout silencieux dans ma piaule...je me dis aussi que je devrais recommencer à écrire sérieusement, un truc bien long et bien en alexandrains tout ça...tout ça à cause d'un groupe sorti de nulle part, très très sympa, dont j'adore surtout les textes et surtout la musique, et vice-versa...
Par Stéphanie/海冰
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /Juil /2008 00:33
...qui s'passe rien.
Moi j'écris pas grand-chose ces derniers temps mais c'est peut-être parce que je sais pas comment condenser tout ça. Et puis quand on découvre Voyage au bout de la nuit on se dit qu'il faudrait arrêter d'écrire parce que ça craint. Parce que dans un paragraphe, moi en comparaison je raconte rien.
Oh et puis si je raconte! Je raconte que j'ai eu ma licence de chinois, et que j'ai été prise en Master 1 de Management des Affaires Internationales option échanges avec l'Asie, à l'université du Havre, et que même si c'est pas exotique, le Havre, et bien je suis bien contente de découvrir bientôt une autre ville...et que de toute façon j'y passerai pas ma vie. Je raconte aussi que mes amis Erasmus partent petit à petit et que ça me soule...que Ladislav et Jochen sont déjà partis, et que je suis amoureuse de Jochen, toujours, que c'est pile poil le genre d'homme que j'aimerais avoir dans ma vie et le garder toujours. Et qu'il le sait mais que je suis pas sûre qu'il ait bien compris. Je raconte aussi que j'aime pas les vacances, que je suis une alcoolique des bancs de la fac et que je ferai probablement une dépendance au travail quand je serai grande, une boulimique du taff, dans deux ans si tout va bien. Que c'est pas ma faute, que je suis comme ça, et que ça me met en transes d'écouter des professeurs me raconter des choses que je ne connais pas... et aussi que j'ai une mémoire auditive alors c'est dur d'apprendre en lisant des bouquins en attendant la rentrée. Je dis aussi que je donne des cours de français niveau Première S à une demoiselle hospitalisée pour cause d'anorexie, et j'espère bien qu'elle aura son bac cette année...qu'on fait le nécessaire...et que je l'adore, Julie..et puis j'ai bien envie de dire aussi que je bosse chez Pinocchio une fois de plus, cette boutique de jouets où je ne fous strictement rien, et je préfèrerais qu'on me fasse courir dans tous les sens. Je pense également que c'est pas si grave que l'Armada soit terminée, et Yongzhi  a pas arrêté de me demander ce que j'en pensais de l'Armada cette année. Et même que j'ai pas répondu, qu'il avait qu'à être là et puis c'est tout. Que bien sûr ce sera toujours mon grand Amour, mais j'ai pas vécu cette dernière semaine comme un pélerinage sur les lieux de notre rencontre...je l'ai vécu dans les bras d'un jeune et gigantesque russe d'au moins 100 kilos et demi avec qui je me suis bien amusée...et puis cet Italien aussi qui m'a fourni en Nutella, en liqueur de café et en grana...mais moi je suis accroc aux hommes des pays de l'est, bien que l'Italien était fort mignon et son bateau l'éternelle coqueluche de l'Armada...j'ai visité le 5ème sous-sol surtout...Pis je me suis fait la réflexion que les marins Italiens étaient vraiment les plus classes mais que l'homme le plus classe au monde était et resterait toujours Yongzhi...Yongzhi qui viendra en Allemagne au moment que j'ai choisi pour aller à Singapour...l'histoire impossible mais qui s'éternise inexorablement...et je me rends compte que j'en parle encore, de lui, encore et encore, mais que j'ai accepté ça, et je me suis acceptée moi...je sais que quand j'aime c'est pour la vie, et peu importe ce qui arrive, je l'aimerai toujours. Mais il ne sera peut-être pas le seul, il n'est d'ailleurs pas le seul, là, même s'il pense à moi trop souvent.
Et puis je pense à Selçuk et je me dis que si j'ai pas pleuré quand j'ai quitté Jochen ou les autres, et bien ça va me déchirer le coeur de le voir partir et que je ne supporterai pas longtemps son absence...Mon Selçuk est un peu tout pour moi, c'est mon chéri, mon amoureux platonique, mon meilleur ami de l'autre sexe et c'est toujours dur de le quitter même quand je vais le revoir le lendemain...ses câlins vont me manquer, ceux qu'on se fait chaque fois qu'on se voit, son humour, sa beauté aussi, c'est l'homme de ma vie amicale, parfois je me demande si je ne l'aime pas plus que lorsque j'aime en amour, c'est incestueux cette affaire mais moi et l'amitié...
et puis voilà, j'ai à peu près tout dit...ah et euh...j'ai hâte de voyager...
Par Stéphanie/海冰
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /Mai /2008 21:24
Jodi-a mwen pa ka konpren...jodi-a mwen pa sav' ki mwen yé.
jodi-a...

Je m'éloigne lentement de la place de la Nation où j'ai passé 3 heures à écouter les discours et les groupes de musique se succédant...journée de l'abolition de l'esclavage, même s'il fut aboli un certain 23 mai 1848.
Se pose la question de l'identité culturelle...je m'éloigne et leurs paroles engagées commencent à ne plus me parvenir. Et puis après? Et puis? Aujourd'hui, je ne comprends pas, aujourd'hui, je ne sais plus qui je suis...aujourd'hui...voilà ce que ma phrase en créole veut dire...
Faut-il être noir pour revendiquer une appartenance aux Antilles? Oui! Tu viens d'où tu es né, et même si tu ne t'y sens pas chez toi, tu dois vivre avec cela toute ta vie. Oui, je suis Normande...oui j'aime bien la mélancolie de ma région natale...qu'avais-je donc à faire à passer ces heures debout entourée de gens noirs à écouter des discours?
J'ai toujours eu honte de dire; "j'appartiens à la Martinique", même à moi-même. Après tout, je n'y ai passé que 4 ans...et ma peau est si blanche qu'elle ne bronze pas. Mais que faire de ces quatres années alors? Elles m'encombrent. Je ne sais pas, je n'ai jamais su. Eux au moins ils savent d'où ils viennent et qui ils sont. Ils ont cette fierté d'appartenir à un peuple que mes ancêtres ont esclavagisé. Dans quel clan suis-je, puisqu'il le faut? Un groupe martiniquais est intervenu...une heure de chansons en créole, entrecoupée de discours en créole et de lectures d'Aimé Césaire. J'avais peur...de ne pas comprendre, d'avoir perdu toute cette culture que j'ai refusé de perdre...l'enfance nous marque...cette langue m'est trop familière pour l'oublier. Je l'ai écouté comme lorsque j'écoute du français, et j'en ai été fière. Je me suis retournée et j'ai vu que j'étais la seule blanche de l'assemblée. Pourquoi, moi qui nie les couleurs de peau, me suis-je faite cette réflexion? Que dois-je dire, à 25 ans, 15 ans après mon retour de Martinique? D'où viens-je? Qu'ai-je laissé de si important là-bas pour ne pas réussir à m'en détacher? Pourquoi la perte d'Aimé Césaire m'a-t-elle tant touchée? Pourquoi, moi qui ne suis pas de là-bas, ai-je envie de transmettre le créole pour ne pas qu'il s'oublie? Pourquoi est-ce qu'on me juge sur ma couleur de peau? Pourquoi des Antillais se sentent plus blancs que moi? Et pourquoi donc dit-on qu'ils sont Antillais alors que je n'ai pas cette chance? Je suis perdue, je l'ai toujours été, mais aujourd'hui, cela m'est apparu comme une révélation. Je devrai toujours vivre avec cette part de moi qui sème la confusion, je ne suis pas descendante de nègres dont on a fait la traite, et pourtant, je me sens autant antillaise qu'eux. Je ne souhaite à personne d'avoir ce problème d'identité dans sa vie, car c'est une impasse, une route avec un cul-de-sac au bout, qui pose des questions sans réponses. 
Parfois à la télévision, je regarde des reportages sur la Martinique. Les bruits de la nature que j'entends m'apaisent, les sons des criquets qui retentissent dès la nuit tombée retirent un poids dans mon coeur que je ne pensais pas avoir. Je me rappelle, quand j'y étais retournée, dès que j'étais sortie de l'avion à l'aéroport de Fort-de-France, j'avais ressenti comme tout le monde l'énorme poids de la chaleur tropicale, ainsi que sa moiteur. Mais je me sentais dans mon élément. Comme un bébé que seuls les bras de sa mère apaisent. Les odeurs, les couleurs, les bruits, les voix et leur accent...je ne me posais pas de question, j'étais chez moi et je ne me souvenais plus de ce qui c'était passé entre le moment où 4 ans plus tôt j'avais décollé pour revenir en métropole et ce jour-là. Pourquoi est-ce si dur d'avoir la peau blanche parfois? Je ne voudrais pas être noire, ni d'une autre couleur, je m'accepte telle que je suis, mais je ne me ressens pas dans les discours sur la négritude, sur l'esclavage, sur la fierté des origines...et pourtant, je revendique intérieurement l'appartenance à cette île et sa culture. Je m'y ferai enterrer.
Par Stéphanie/海冰
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 16:45
J'en parviens à me demander qui fait tomber la neige... deux mois qu'il pleut, dans le ciel comme dans mon coeur...c'est d'un pathéthique effroyable, je tente donc vainement de voguer entre les gouttes...
Il a neigé deux fois en un mois...bizarrement, à des moments opportuns. J'ai attelé une béquille à mon coeur, que j'ai entouré de sparadrap pour être sûre qu'elle ne tombe pas. J'ai longuement hésité quant au côté sur lequel la poser. A droite? A gauche? Au milieu? Il en avait besoin partout... j'ai décidé au hasard de la mettre à gauche...c'était urgent de toute façon. Quoiqu'il en soit, cette béquille ne m'a pas empêchée de fléchir...deux fois...non que la joie m'explosait au visage le reste du temps mais je survivais, la tête hors de l'eau, tandis que des nageoires me poussaient dans le dos à force de devoir nager. Mais ces deux jours...je n'ai pas compris. J'essaie d'ajouter un peu de féérie dans la morosité de mes journées, c'est sans doute la raison pour laquelle j'ai pensé qu'il neigeait pour moi. C'était prévu depuis des jours par la météo, mais de toute façon, il était aussi possible de prévoir que je n'irais pas bien dans les jours à venir. A ces deux moments où j'ai pensé que les larmes allaient enfin atteindre mes yeux après des semaines à me sentir vide, il s'est soudain mis à neiger. Depuis je vénère le flocon. La première averse m'avait dit de m'apaiser. ça avait marché immédiatement. La deuxième vient d'arriver. J'étais dehors et je rentrais chez moi. J'ai souri et je n'ai pas cherché à éviter ces pastilles blanches qui tombaient du ciel, elles étaient trop grosses de toute façon...j'ai même décidé d'en avaler un. J'ai fermé mon parapluie et j'ai levé la tête...c'était sombre et je ne pouvais pas voir à plus de deux mètres, et puis d'ailleurs à ce moment-là les flocons m'ont esquivé...allez savoir pourquoi le hasard tombe toujours sur moi. Au moment où j'écris cet article qui en ajoute un peu plus à la tristesse du blog, le ciel ne pleure plus, pas plus que moi, qui ai replongé dans mon vide, caractéristique à ceux qui n'ont plus le privilège d'aimer.
Par Stéphanie/海冰
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 22:47
Il y a deux moments dans l'année qui me  rappellent que le temps passe inlassablement: le jour de l'an et  mon anniversaire...le jour de  l'an, c'est le même pour tous ceux qui ont notre calendrier , c'est-à-dire une grande partie de la population. Mon anniversaire c'est autre chose...Il me reste 1h10 avant la date fatidique du 26 février, et il m'a suffit de cinq min pour  faire le flash-back de l'année écoulée...same stuff...ça fait déjà un  an que je suis revenue de Chine,  ça fait un an que j'ai repris les cours à ma fac et que presque tous les jours je me lève pour  aller m'installer oisivement sur les bancs de la fac.  ça fait un  an que je me demande quotidiennement où je serai dans quelques mois, ça fait  un an que  pas grand-chose ne se passe...bien sûr des rencontres, bien sûr ,  des nouveaux potes, mais toujours les mêmes sentiments au fond de moi...les gens arrivent et repartent, mais ils me procurent tous les mêmes émotions...à part quelques aliens qui passent en coup de vent dans  ma vie...je ne suis pas blasée et ceci n'est pas un triste article,  il est réaliste et correspond à la monotonie de  mon existence actuelle...ma plume n'est pas en meilleure forme  en ce moment, d'où le fait que mon blog se fige un peu...mais je vais essayer de changer tout ça...je veux dire, on a toujours quelque chose à raconter non?
Allez bon anniversaire à moi d'avance...tiens c'est marrant, je ne  me l'étais jamais souhaité!
Par Stéphanie/海冰
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 janvier 2008 6 12 /01 /Jan /2008 21:11
  Ce qui me touche dans cette histoire d'otages colombiens, c'est  surtout le fait que Clara Rojas ait été séparée de son enfant pendant trois ans...je devrais sans doute  penser au côté politique de l'événement...
ça m'a rappelé Luis Orlate...J'avais rencontré Luis aux Bateaux Parisiens et pour diverses raisons, je ne pourrai jamais l'oublier...j'avais passé beaucoup de temps à l'écouter réciter des poèmes en espagnol...il était Colombien, il venait de Bogota, et le but de cet article n'est sûrement pas de rappeler les bons moments qu'on avait passé ensemble...il m'a fallu trois ans pour me rendre compte que Luis avait tout d'un farc...Comment ai-je pu oublier la portée politique de ses propos? Je le croyais en plus, quand il me disait qu'Ingrid, c'était sa faute si elle était détenue, parce qu'elle savait que cela pouvait arriver, c'était une évidence, elle s'était donc plongée dans la gueule du loup...j'ai passé d'intenses moments à refaire le monde avec quelqu'un qui disait que lorsqu'il retournerait en Colombie, il participerait activement aux actions de la guérilla...Il m'avait dit qu'il allait tomber amoureux de moi et que du coup, il voulait tout arrêter...ben, je ne sais toujours pas quoi penser de ça...moi j'avais eu beaucoup de sentiments pour lui, et j'étais prête à sortir avec un farc...même que, si ça avait été plus loin entre nous, je ne me serais pas éloignée malgré ses idées...c'est fou non? A vrai dire, si c'était à refaire, je le referai, et s'il revenait dans ma vie, je ne lui dirai jamais non...étrange comme l'amour régit le monde...
Par Stéphanie/海冰
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /Déc /2007 11:42
 
J'écoute Snow Hey Oh des Red Hot Chili Peppers en boucle, c'est définitivement une de mes chansons préférées...Je passe mon week-end à bosser sur mon exposé sur les relations sino-américaines. Intéressant. Mais trop de travail. J'expliquais à Pengpeng (ou Bator, voir photo) que c'était toujours plus sage de choisir de poursuivre ses rêves plutôt que des gens...je me remémorais mon après-midi d'hier passée avec Jochen à manger des macarons, et à se promener sur le marché de Noël en buvant du vin chaud...J'adore les Allemands. comme dit la chanson de Pierre Guimard qui porte mon nom, j'aimerais passer l'hiver à Prague avec dans ma botte une dague pour fendre des coeurs...comme il le chante si bien, je fais des compil' de garçons pour le futur, y en a bien un qui ne finira pas par fuir, pourvu que ce soit un Allemand ou un Américain, enfin, c'est souvent moi qui cours, toujours plus loin...j'ai dit à Pengpeng qu'il ne fallait pas être triste si ça allait se terminer avec sa copine parce qu'elle partait à l'étranger, je lui ai envoyé le tourbillon de la vie chanté par Vanessa Paradis car j'adore cette version, je lui ai dit que je l'aimais beaucoup beaucoup, lui...je ne regrette jamais rien mais si je devais avoir un regret ce serait lui, de ne pas l'avoir connu assez, le meilleur joueur de mandoline de toute la Chine, un violoniste hors pair aussi...ah les Mongols! j'ai rarement été aussi attachée mais ça je ne lui ai pas dit. " come back and hey oh listen what I say"...Je me rappelais aussi hier la meilleure soirée que j'ai passé cette année, un souvenir qui restera gravé dans ma mémoire très longtemps...j'étais à Grasse, en juin,  avec ce garçon qui s'appelle Yongzhi et que je ne présente plus, la nuit tombait et on avait décidé de s'assoir à une table de restaurant sur une grande place fermée comme je les aime, et un monsieur s'était installé à côté de nous et avait commencé à nous parler. Il voyageait seul deux à trois fois par an, uniquement en France, et était super cultivé...il n'avait juste pas trouvé le pays d'origine de Yongzhi...en même temps il n'y a que 4 millions d'individus comme lui...4 millions de trop..."Stéphanie n'est pas une fille qui pleure", écoutez là cette chanson, ce n'est pas parce qu'elle porte mon nom qu'elle est bien...le monsieur nous avait initié au cointreau, je ne savais pas que j'aimerais autant ce truc-là...il était parti en me laissant ses coordonnées, on s'envoit des emails de temps en temps, il me demande des nouvelles du jeune homme très intelligent qui m'accompagnait, il avait dit aussi qu'il m'admirait, le monsieur, que j'étais cultivée, je l'avais remercié mais j'étais gênée, je n'y croyais pas. Je ne sais pas comment elle se termina cette soirée avec Yongzhi, je me souviens juste que ce fut la première fois que je lui dis tout ce que je pensais, c'était rigolo...mais en fait j'avais menti un peu...je ne pense pas me faire nonne s'il ne m'épouse pas...et puis mon seul amour c'est la Chine, c'est la seule à qui je reste fidèle, je ne la troquerai contre personne. J'ai dit à Pengpeng que j'espérais obtenir une bourse l'année prochaine, comme ça je pourrai venir m'assoir le samedi soir dans les bars où il se produit l'écouter me chanter red red wine version country/musique mongole un verre de vin à la main...je les rendrais célèbre si j'étais riche...il a coupé ses cheveux.
Par Stéphanie/海冰 - Publié dans : shanghai-bicycle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 23:09
...je te traiterai comme une princesse.
Il était  9h et ça faisait 2h déjà qu'on se parlait, le téléphone avait remplacé msn, et j'avais quand même réussi à penser que j'avais toujours pas fait ma version pour le lendemain. A vrai dire je pensais à tout ce qui m'était arrivé dernièrement, aux gens que j'avais rencontrés, qui m'avaient sorti de mon trou, ces étudiants Erasmus qui me faisaient voyager tout en restant à Rouen: Ladislav, un Tchèque avec qui je me sentais le plus à l'aise, Karol, un Polonais que je ne connaissais que très peu, Adam, le colocataire de Karol et de même nationalité pour qui j'avais eu un coup de foudre terrible mais qui se faisait discret ces derniers temps, Jochen, un Allemand bien sympathique qui allait devenir mon partenaire de sport et puis Selcuk, cas bien à part du lot, non parce qu'il était Turc, mais pour l'extravagance de sa personnalité...la première fois que je l'avais vu, il s'était posé juste en face de moi dans un bar où on était 30, et la remarque que je me fis de suite fut: "mon dieu! il est trop beau!" Il ne m'avait même pas calculée de la soirée et si je le revit, c'est parce qu'il était colocataire de Ladislav. Le premier soir je l'avais presque détesté, il affichait tant de prétention que ça rabaissait tous les autres autour de lui...il se montrait trop et dépitée je m'étais dite: "il est pas si beau et de toute façon, je hais les mecs arrogants comme lui". Mais depuis , ça avait bien changé, on étaitt devenu comme deux larrons en foire, on déconnait tout le temps, on s'aimait bien, c'était mon pote, on délirait complètement, c'était le moins coincé de la bande et il apportait une bouffée d'air frais...sinon, on n'était pas non plus indifférent l'un à l'autre, mais ça c'était une autre histoire, car Adam rôdait toujours dans les parages, et je n'avais pas envie de me prendre la tête avec qui que ce soit, surtout pas en ce moment! C'est pour ça que Selcuk était le bienvenu! le mieuvenu!
Je me remémorai tout cela pendant qu'assise sur mon canapé, dans le noir, j'écoutais la jolie voix de Yongzhi au téléphone, voix que je n'avais pas entendue depuis plus d'un mois. Il avait été très occupé et aucun d'entre nous deux n'avait essayé de joindre l'autre, je le vivais bien, et ça me permettait de souffler un peu.  Il avait cette particularité de faire naître des sentiments en moi que je ne connaissais pas. C'est ça qui faisait tout...sûrement...j'étais là, toujours dans mon canapé, à accepter mon sort d'éternelle amoureuse, une des seules choses acquises dans ma vie...Puis je lui avais dit : " tu sais, dans quelques semaines je vais faire un dossier pour être prise à la National University of Singapore"...et puis il m'a sorti ça...et puis il m'a aussi sorti: "ça y est, tu as fait ton choix?" Mon choix, je l'avais fait depuis le jour où je l'avais vu sortir dans l'aéroport de l'avion qui l'avait rapproché de moi à Shanghai. C'était en avril 2006. Mais je m'étais bien gardée de le lui dire..il allait partir en mission humanitaire au Népal pour aider à la mise en place d'une école, et puis dans trois mois il serait déjà en Finlande. Parce que la Finlande, c'était le pays le plus proche de la France où il pouvait partir en échange...c'est à dire qu'il serait bien allé à Moscou, mais que ça faisait trop loin. Ses actes comme ceux-là me bouleversaient car je savais bien que pour lui, rien ne comptait autant que de voir des pays qu'il ne connaissait pas et ce n'était pas le cas de la Finlande, par ailleurs il avait fait tout son possible pour venir en France plutôt...sans succès. Je n'avais pas été triste, ni déçue, j'étais blasée par avance...
Il était minuit et je venais d'écrire la plus belle lettre d'amour possible qui soit...je m'étais  émue toute seule, mais je n'avais pas fait ça pour prouver quoique ce soit, juste pour lui dire quelque chose qu'il savait déjà avec un peu plus de poésie...

Karol, moi, Ladislav et un bout de Selcuk

Selcuk, Jochen, une fille lol, Adam, moi, Karol et Ladislav

Selcuk et moi! yummy!

Un Brésilien qui traînait, Ladislav, moi et Jochen la tête à l'envers!
Par Stéphanie/海冰 - Publié dans : shanghai-bicycle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés